Tout commence par un diagnostic du dossier
Une contre-expertise ne devrait pas être engagée automatiquement. Le premier travail consiste à comprendre le sinistre, la position déjà prise par l’assureur, les montants en jeu et les documents disponibles.
Cette lecture permet d’identifier les écarts qui semblent vérifiables : dommages absents, surfaces discutées, prix unitaires trop faibles, frais non étudiés ou interprétation contractuelle à approfondir. Si l’enjeu paraît limité, le diagnostic doit aussi pouvoir le dire clairement.
- Contrat et conditions particulières
- Déclaration et chronologie du sinistre
- Rapport ou compte rendu d’expertise
- Offre, refus ou décompte de l’assureur
- Photos, devis et justificatifs disponibles
La mission est définie avant de commencer
Lorsque l’intervention paraît utile, son périmètre doit être écrit. Le sinistré sait ainsi quels postes seront étudiés, si un déplacement est nécessaire, quels documents restent à fournir et comment les honoraires seront calculés.
Cette étape évite de confondre une simple relecture, une assistance lors d’une réunion et une mission complète comprenant état des pertes, chiffrage et défense contradictoire.
- Objet précis de la mission
- Documents et zones concernés
- Honoraires et prise en charge éventuelle
- Étapes prévues et interlocuteurs
- Limites connues au démarrage
Les dommages sont constatés et chiffrés poste par poste
L’expert d’assuré rapproche les dommages visibles des pièces, du contrat et des travaux réellement nécessaires. Selon le dossier, il peut vérifier les mesures, les quantités, les méthodes de remise en état, le mobilier, les frais d’urgence ou les conséquences sur l’usage des lieux.
Le résultat attendu n’est pas un montant lancé sans justification. Chaque poste doit pouvoir être expliqué par un constat, une quantité, un prix, une facture, un devis ou une clause mobilisable.
- Bâtiment, finitions et équipements
- Mobilier, marchandises ou stocks
- Nettoyage, séchage et déblaiement
- Relogement, perte d’usage ou frais supplémentaires
- Pertes d’exploitation lorsqu’elles sont garanties
Le dossier est présenté lors de l’échange contradictoire
La contre-expertise organise la discussion avec l’expert mandaté par l’assureur. Les accords et désaccords sont isolés, les pièces sont présentées au bon moment et les demandes restent concentrées sur les postes justifiables.
Un accord n’est jamais garanti. En revanche, un dossier lisible permet de comprendre pourquoi un poste est demandé, sur quoi repose son montant et quels éléments restent à arbitrer. Si le désaccord persiste, les suites dépendent du contrat et de la nature du litige.
- Présenter les constats et le chiffrage
- Répondre aux observations techniques
- Tracer les points restant en désaccord
- Compléter les justificatifs manquants
- Formaliser la position finale du dossier
